Nombreux sont les
scénaristes qui, lorsqu’ils commencent à imaginer une histoire, s’intéressent
aux images, à l’action, au caractère des personnages, pensant ainsi avancer
dans la structure de leur scénarii, un film ne dépend pas de ces éléments pour
progresser dans l’histoire. Il dépend plutôt d’évènements, car ces événements
sont l’ensemble de tous ces éléments cités. Mais quel est précisément le sens
de « l’événement » ?
Un événement est
provoqué par quelqu’un qui touche quelqu’un et qui va se dérouler dans un lieu
pour donner des images, créer un conflit pour dévoiler un caractère et des
dialogues… des changements dans la vie du personnage qui sont vécus en fonction
de certaines valeurs.
Les événements
heureux ou ce qu’on appelle le « Deus Ex Machina » qui est une
locution latine signifiant : Dieu
issu de la machine. C’est un terme emprunté au théâtre, au sujet de
l’introduction d’un personnage à la fin de la pièce et de manière inattendue. Le terme existait aussi dans le
théâtre grec, car les personnages intervenant étaient des divinités ayant pour
but de résoudre une situation désespérée. Le « Deus Ex Machina » ou
les coïncidences heureuses, sont à éviter, car il s’agit d’une apparition
absurde du hasard qui n’ajoute parfois rien à l’histoire.
Il est certain que
les coïncidences peuvent intervenir dans notre vie, provoquant des changements,
mais ils doivent fonctionner d’une manière dramatique dans la vie de nos
personnages. L’usage du procédé du « Deus Ex Machina » peut s’avérer
comme une insulte à l’égard du public, car il efface toute signification et
émotion à l’histoire.
Concevoir une intrigue, exige un savoir de son histoire, et doit
correspondre aux événements effectués par l’auteur, qui se posera beaucoup de
question comme : que faut-il inclure ? Ou exclure ? Placer avant
ou après ? L’auteur doit aussi faire appel à d’autres éléments pour la
construction de son intrigue : l’incident déclencheur, le climax,
l’exposition et la résolution.
Par
ailleurs il existe trois types d’intrigue : L’intrigue majeure, la mini
intrigue, et l’anti intrigue.
L’intrigue majeure est la plus fréquente dans le cinéma
mondial, car sa forme est présente dans la majorité des films que le publique
consomme. Elle se caractérise par une fin fermée avec un seul personnage
principal actif, le temps est linéaire, un conflit externe, une réalité
cohérente, et des adjuvants et des opposants.
Concernant la mini intrigue ou le minimalisme, son récit
doit être aussi bien rédigé que celui d’une intrigue majeure, mais il s’efforce
de trouver la simplicité, c’est le genre d’intrigue qu’on trouve dans les
courts métrages. Les caractéristiques de ce minimalisme sont : Une fin
ouverte,
Un conflit interne, de nombreux protagonistes et un
personnage principal passif.
L’anti intrigue est un autre genre qui casse les règles de l’intrigue
majeure, elle est connue aussi sous le nom de l’anti structure, ce type
d’intrigue a vue son apparition durant la période d’après la seconde guerre
mondiale (Un chien Andalou, After Hours…etc.), et se caractérise par la multitudes des coïncidences qui
surgissent dans l’histoire, et avec un temps non linéaire, et des réalités
inconsistantes.