vendredi 3 avril 2015

Déroulement du temps à la lecture du scénario


   Le lecteur a déjà une sensation de la durée qu'occupe chaque scène ainsi que du rythme du film. Cela oblige à limiter les descriptions, et à les faire aussi concises que possible pour ne pas allonger la lecture, ni la figer sur un moment qui dans le film, une fois terminé, est prévu pour ne durer que quelques secondes.

- Jours et nuits : Un décompte inconscient :

   Un scénario raconte une histoire qui se déroule sur une certaine durée, laquelle est parfois étalée sur des mois; voir des années, mais souvent aussi ramassée sur quelques jours. Par exemple, Mabuse (film : Le testament du Dr Mabuse) se déroule sur trois ou quatre jours seulement; Le Port de l'angoisse sur trois jours; et Pauline à la plage sur une semaine exactement.
Il est rare que le spectateur fasse consciemment ce décompte des jours qui 's'écoulent, surtout si le scénario « saute» les soirées et les nuits, comme c'est souvent le cas. Mais ce décompte, il le fait toujours inconsciemment.


 - Proportions entre scènes de nuit et scènes de jour :

   Un autre aspect de la question des jours et des nuits, c'est la proportion de scènes de nuit par rapport aux scènes de jour, et le rayonnement créé par leur alternance éventuelle. Certains films se déroulent dans l'espace entier d'une nuit. Il est plus courant que l'action d'un film se termine au matin (à la fin de la nuit) qu'au soir, à la fin du jour.


- Changement de journée :

  Lorsque le scénariste fait des sauts dans le temps qui s'écoule, en faisant par exemple l'ellipse des soirs et des nuits, il est amené à établir discrètement, à l'intention du spectateur, si la scène qui vient prend place dans la continuité de la même journée ou si elle se situe au lendemain (ou deux, trois jours après).

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