dimanche 15 février 2015

Mais comment raconter une bonne histoire ?


Une histoire est un récit qui vaut la peine d’être raconté et que le monde désir d’entendre, pour cela, il vous faudra du talent et une connaissance approfondie des personnages et de la société. Le meilleur moyen d’exprimer ses idées est par l’intermédiaire de l’histoire, il reste à maitriser certaines valeurs qui vont garantir l’accroche de votre audience en s’appuyant sur :

- La procuration du plaisir :
  * Une histoire bien racontée procure de la joie et du plaisir.
* Elle met l’esprit de l’auditeur en bonne condition.
* Elle doit nourrir l’esprit, le tenir en éveil.
* L’histoire doit d’abord procurer du plaisir, l’instruction vient après.




-       L’histoire développe l’esprit :
·      Elle stimule l’imagination.
·      Elle permet d’ouvrir des horizons nouveaux, surtout quand l’histoire est racontée se passe dans un autre pays.

  Raconter une histoire est un acte humain, elle est en tête de la hiérarchie des moyens du divertissement, c’est un acte humain, qui vient du besoin de raconter un fait et de le partager avec autrui, c’est un acte quotidien, les gens ne cessent de raconter leurs vies, leurs expériences, et leurs angoisses … il est crucial de mettre ces éléments en sa possession, plus l’histoire est garnie d’amour et de vérité, de conséquence néfaste, et des sentiments de sympathie ou d’antipathie, que l’audience éprouvera plus l’histoire suscitera un intérêt envers ce dernier.
 
   J’ajoute un exemple de Robert McKee qui englobe le sens de maîtriser des éléments de la narration : De même que le compositeur doit exceller dans le principe de composition musicale, vous devez maîtriser les principes correspondants de la composition narrative. Cet art ne repose ni sur des procédés mécaniques, ni sur des trucs. Il s’agit de l’ensemble des techniques grâce auxquelles nous créons une conspiration d’intérêt entre nous et le public. L’art de l’écriture de scénario correspond à la somme totale de tous les moyens utilisés pour attirer le public profondément, conserver son intérêt et le récompenser en lui offrant une expérience touchante et pleine de sens.

  Tout auteur ne maîtrisant pas cet art, se contentera de prendre la première idée qui lui passera par la tête. Il sera alors désespéré lorsqu’il s’apercevra qu’il est incapable de répondre aux questions tant redoutées : Est ce bon ? Est ce nul ? Si c’est nul que doit-je faire ? L’esprit conscient s’accroche alors à ces horribles questions et bloque l’inconscient. Mais que lorsque l’esprit conscient s’efforce de mettre en œuvre un savoir faire, alors la spontanéité refait surface. Le fait de maîtriser les techniques libère l’inconscient.

Pour conclure un bon scénariste doit savoir gérer la relation entre l’histoire et la vie, et adopter l’idée que : l’histoire est la métaphore de la vie. Et comme son personnage, il est  toujours en quête d’un objet de désir, le scénariste a aussi son objet de désir qui est d’écrire une histoire qui soit bien racontée, afin que le producteur désire de produire et l’acteur désire de jouer et que le spectateur désire de voir.
 
 
« Une histoire, si elle veut être grande et se perpétuer, doit toucher chacun de nous. L'étrange, l'étranger ne nous touchent pas. Nous voulons des faits profondément personnels et familiers.»
  
J. Steinbeck. A l’est d’éden

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